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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

L'effervescence était palpable dans la salle : enfin nous pouvions retourner au théâtre... avec le masque !

La comédie écrite et mise en scène par Jean-Claude Idée nous plonge en plein été 42 dans la période new-yorkaise de Saint- Exupéry...

L'intrigue s'appuie sur une réalité historique : Saint-Exupéry qui poursuit l'objectif de faire entrer en guerre l'armée des États-Unis, arrive à New-York en décembre 1940. Considéré par certains comme pétainiste car non gaulliste, Saint-Exupéry a du mal à faire entendre sa voix.

En février 1942, il publie Pilote de guerre : son traducteur lui trouve un hébergement luxueux chez Sylvia Hamilton, journaliste qui ne parle pas un mot de français - c'est au cours de la relation amoureuse nouée avec celle-ci que Saint-Ex écrit son conte philosophique Le petit Prince

Pour pimenter la trame, Jean-Claude Idée réunit sur scène quatre personnages : Saint-Ex, son épouse Consuelo, le philosophe suisse Denis de Rougemont (l'amant de cette dernière) et Sylvia Hamilton...

Tout ce petit monde papote, se déchire, se réconcilie, joue aux échecs...

Saint-Ex se désole de son oisiveté forcée, Consuelo menace de le quitter pour mieux se l'attacher, Denis de Rougemont est écartelé entre son amour sincère pour Consuelo et son amitié naissante pour Saint-Ex, quant à Sylvia Hamilton elle tente de raisonner son amant pour le dissuader de reprendre le combat...

Mêlant contexte historique, débats philosophiques, réflexions sur le devenir du monde et scènes de ménage à géométrie variable, la pièce perd en profondeur et ne nous convainc guère malgré le jeu d'Adrien Melin qui excelle dans le rôle complexe de Denis de Rougemont ; Gaël Giraudeau qui interprète Saint-Ex avec nonchalance semble, pour sa part, très loin du personnage passionné qu'il est censé incarner !

Le décor est distrayant : jeu de chaises et vidéos illustratrices des propos échangés mais ne nous séduit pas au point de nous faire oublier l'absence de fil rouge de la mise en scène...

A voir pour le plaisir du spectacle vivant !

 

 

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A
Comme tu le dis , pour le plaisir de retourner au théâtre , nous somme prêtes à faire preuve d'indulgence
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